Hossam Hassan fait désormais l’objet d’une restriction médiatique en Égypte. Le Conseil suprême de régulation des médias a annoncé, mercredi 4 novembre, une interdiction visant ses apparitions dans les médias soumis à la loi égyptienne n° 180 de 2018 sur la presse et les médias. La mesure, applicable dès sa publication, intervient après la médiatisation de différends opposant le sélectionneur égyptien à son ex-épouse, Dina Moustafa, connue sous le nom de Dan Adam.
Aucune durée précise n’a été communiquée pour cette interdiction. Le régulateur entend surtout encadrer les prises de parole liées au différend privé, après plusieurs séquences médiatiques consacrées à des éléments relevant de la vie personnelle des deux parties.
Les conférences de presse sportives restent autorisées
La décision ne signifie toutefois pas que Hossam Hassan disparaîtra totalement de l’espace médiatique. Selon une précision rapportée par la presse égyptienne, les conférences de presse liées à l’activité de la sélection nationale restent autorisées, tout comme la diffusion d’informations portant sur son travail d’entraîneur.
La restriction vise donc principalement les interventions consacrées à sa vie privée, qu’elles soient réalisées à la télévision, à la radio ou par téléphone. Cette distinction permet au sélectionneur de continuer à assumer ses obligations de communication sportive, tout en limitant l’exposition médiatique du conflit personnel à l’origine de la polémique.
Plusieurs médias dans le viseur du régulateur
Le Conseil suprême de régulation des médias a également annoncé la convocation des représentants légaux de plusieurs sites d’information. Ces derniers sont soupçonnés d’avoir enfreint les règles relatives à la protection de la vie privée dans leur traitement de l’affaire.
Le régulateur avertit que toute nouvelle publication jugée contraire aux règles en vigueur pourrait entraîner des mesures juridiques supplémentaires. L’objectif affiché est d’éviter que les différends familiaux ou personnels ne deviennent un contenu médiatique exploité au détriment du respect de la vie privée.
La mesure visant Hossam Hassan s’accompagne par ailleurs du maintien de l’interdiction médiatique déjà imposée à Dan Adam. Le Conseil inscrit ainsi cette affaire dans une démarche plus large de régulation du traitement médiatique des conflits relevant de la sphère personnelle.


